Provenance
Proof of Sats est la première collection de cartes physiques dédiée aux satoshis d'exception.
Bitcoin a produit un objet que personne n'avait anticipé : une monnaie dont chaque unité porte une date de naissance. Nous en faisons des pièces de collection.
Un satoshi
Un bitcoin se divise en cent millions de satoshis. Le satoshi est l'unité indivisible du réseau, nommée d'après le créateur anonyme de Bitcoin.
Vingt et un millions de bitcoins, cent millions de satoshis chacun : 2,1 millions de milliards de satoshis existeront, et pas un de plus. C'est le grain élémentaire de Bitcoin.
Pendant treize ans, ces grains ont été considérés comme interchangeables. Un satoshi valait un satoshi. C'était vrai comptablement. Jusqu’à ce que…
La numérotation
En 2022, le protocole Ordinals a formalisé une idée simple : attribuer à chaque satoshi un numéro de série selon son ordre d'émission. Le premier satoshi jamais miné porte le numéro 0. Le dernier portera le numéro 2 099 999 997 689 999.
Cette numérotation ne modifie rien dans Bitcoin. Elle ne s'inscrit nulle part, ne consomme aucun espace, ne demande aucune permission. Elle se contente de lire ce que le registre contient déjà depuis le premier jour. Chaque satoshi devient traçable de son bloc d'origine jusqu'à aujourd'hui.
L'idée n'est pas née en 2022. Elle circulait sur le forum historique de Bitcoin dès 2012, formulée par des développeurs qui avaient compris avant tout le monde que le registre contenait une généalogie complète. Elle attendait simplement un protocole. Casascius lui-même, créateur des premières pièces physiques intégrant des bitcoins, avait évoqué cette possibilité.
Rares et exotiques
Deux logiques de rareté coexistent.
La rareté protocolaire suit les rythmes du réseau. Le premier satoshi de chaque bloc, de chaque ajustement de difficulté, de chaque halving. Ces satoshis portent les noms d'uncommon, rare, epic, legendary et mythic. Leur rareté est arithmétique : on peut en dénombrer le nombre exact.
La rareté exotique liée à des événements particuliers de l’histoire de Bitcoin, ou à des propriétés numériques particulières. Ils ne doivent rien au protocole et tout au récit. Leur rareté ne se calcule pas, elle se raconte.
Dans l'usage courant, on appelle « rare sats » l'ensemble du domaine. Mais la précision compte : les satoshis de la Series 1 sont exotiques, pas rares au sens du protocole. Leur valeur tient à leur origine, pas à leur position.
Lisez notre article pour comprendre la différence entre Rare Sats et Exotic Sats.
Series 1 : le bloc 9
Le bloc 9 a été miné le 9 janvier 2009, dans les tout premiers jours du réseau. Il est largement attribué à Satoshi Nakamoto, bien que cela n’ait jamais été prouvé cryptographiquement.
Ce qui est établi, en revanche, est plus intéressant. Sa récompense de minage fut la première jamais dépensée. Les bitcoins issus du bloc 9 sont les plus anciens encore en circulation aujourd'hui.
La Series 1 est limitée à cent cartes numérotées. Chacune contient un satoshi du tout premier bitcoin de ce bloc, et donc un des plus vieux satoshis en circulation.
Un dessin fait par les mathématiques
Nous pensons que la beauté de Bitcoin réside dans ses mathématiques. Nous avons donc laissé les mathématiques dessiner.
Le numéro de série de votre satoshi passe dans SHA-256, l’algorithme cryptographique qui est au cœur de Bitcoin. L'empreinte obtenue est dérivée en un motif guilloché : nombre de bandes, ratios de rayons, angles de rotation, palette. Tout est déterminé par le nombre. Changez un seul chiffre à l'entrée, le résultat en sortie devient entièrement différent et imprévisible.

Le guilloché est la technique de gravure des billets de banque, des certificats d'actions et des cadrans d'horlogerie. Ses entrelacs sont pratiquement impossibles à reproduire à la main. C'est un motif né du besoin de prouver l'authenticité, appliqué ici à un objet dont l'authenticité est déjà prouvée ailleurs, sur la blockchain.
Chaque carte est ainsi unique et porte en elle une œuvre d’art génératif.
L'objet
Une carte de collection.

Le recto porte le guilloché encadré de microtextes, le numéro du satoshi, ses icônes de rareté et le numéros de série de la carte.
Le verso porte les données complètes du satoshi, les codes de vérification on-chain, et le scellé cryptographique protégé par une étiquette VOID inviolable, ainsi qu’une description du satoshi.
L'ensemble est encapsulé dans un boîtier crystal rigide, scellé par polymérisation UV. Il ne s'ouvre pas sans se détruire.
Chaque exemplaire est accompagné d'un certificat d'authenticité signé.
Fabrication
Les éléments cryptographiques sont produits sur une station de travail physiquement isolée de tout réseau. L'impression passe par une liaison filaire directe. Aucune copie n'est conservée après production.
Le protocole complet, en dix étapes, est documenté publiquement.
Ne faites pas confiance, vérifiez
Chaque numéro de série de cette collection est vérifiable indépendamment, sur la blockchain, dès maintenant et avant tout achat.
Récupérer le satoshi
Une carte Proof of Sats est conçue pour rester intacte. Retirer le satoshi revient à le séparer de l’objet de collection créé pour le préserver.
Mais être propriétaire, c’est aussi pouvoir le déplacer.
C’est pourquoi nous avons développé Pos Recovery, un outil open source conçu spécifiquement pour les cartes Proof of Sats. Plutôt que de balayer la clé privée de la carte dans un wallet classique (avec le risque qu’une partie de l’UTXO de la carte, y compris le rare sat, soit utilisée pour payer les frais de minage) Pos Recovery transfère l’intégralité de l’UTXO de la carte vers une adresse Ordinals, tandis que les frais sont payés depuis une entrée séparée.
L’outil fonctionne localement sur votre ordinateur et son code source est publiquement accessible sur github pour inspection.
En savoir plus sur Pos Recovery